Depuis le 1er janvier, le diagnostic de performance énergétique affiche une baisse importante de son coefficient d’énergie primaire (le CEP) de l’électricité. Ce CEP électricité est un paramètre important du DPE, or, jusqu’à présent, il pénalisait plusieurs millions de logements. Fixé depuis plusieurs années à 2,3, ce coefficient électrique rendait artificiellement ces logements moins performants, même lorsqu’ils étaient bien isolés. Le but du CEP est de convertir les kilowattheures consommés en énergie primaire, il est donc un reflet des pertes de production et d’acheminement. Plus il est élevé, plus l’électricité est pénalisée dans la note énergétique du logement. Et plus il influence la classe finale connue par le DPE, ce qui induit plusieurs obligations réglementaires telles que l’interdiction de louer ou le gel des loyers. Avec cette réforme, le CEP passe à 1,9. Ce CEP est plus cohérent face à la réalité du mix électrique français, décarboné en partie grâce au nucléaire et aux énergies renouvelables. Le résultat est immédiat pour près de 850.000 foyers : pour une même consommation, la note DPE est meilleure. Le tout en simplicité, puisque les propriétaires eux-mêmes peuvent générer via le site de l’Ademe leur nouvelle attestation plus avantageuse. Certes, cette réforme ne fait pas baisser la facture d’électricité, mais elle corrige une injustice en ne traitant plus l’électricité comme une énergie polluante.